Les grades

SUWARI WAZA, SHOMEN UCHI, IKKYO . . .

... ainsi débute souvent toute interrogation de passage de grade.

Quels sont ces grades qui jalonnent notre pratique ? Tangibles repères, ces étapes ponctuent la progression du pratiquant : le candidat qui présente un grade se place — pour un niveau donné — face à l’adéquation de ses compétences avec le grade postulé.

Dans le système de grade traditionnel, le maître délivre les grades, de façon autonome, et ainsi harmonise la vie sociale de la petite unité qu’est le ryu (l’école). Nous sommes dans un fonctionnement fédéral où le système des grades est organisé par une commission (CSDGE) au sein de l’Union des Fédérations d’Aïkido (UFA).

Les grades appartiennent à deux catégories : les grades kyu et les grades dan. Les kyu sont présentés dans le dojo de pratique, les dan en session régionale ou nationale. Ils sont délivrés à l’issue d’une évaluation. La mise en situation (en binôme) consiste en une interrogation où attaques et techniques sont réalisées. L’absence de compétition permet à l’issue de la prestation l’admission des deux candidats ou leurs refus ; l’admission ou le refus de l’un ou de l’autre.

Le passage de grade informe sur la connaissance formelle des techniques, sur la mise en œuvre des principes de bases, sur les qualités physiques, sur les aptitudes mentales et émotionnelles à gérer une situation martiale. En aïkido, ces grades sont des repérages de niveau plus qu’un positionnement absolu : le nouvel arrivant dans un dojo a le niveau de mokyu, l’enseignant prend le nom en japonais de senseï ce qui signifie littéralement celui qui est devant, il s’agit d’un work in progress.